FRAZÉ


Le Château

Le château de Frazé a été construit à la fin du XVe siècle par Girard de Barenton à la place d’un château plus ancien détruit lors de la guerre de cent ans.
La construction se présentait sous la forme de bâtiments en quadrilatère entourant une cour intérieure. Le tout était entouré de douves, actuellement sèches, mais autrefois alimentées en eau par un vaste étang supprimé lors de la révolution.
De ces constructions subsistent : le châtelet d’entrée, une galerie couvert et deux tours d’angle. Le reste des bâtiments a été détruit au milieu du XVIIIe siècle par le Marquis de Villeroy, propriétaire à l’époque.
A ce château était annexée une importante basse-cour qui constitue actuellement le reste des bâtiments. Modifiés, augmentés et réduits au fur et à mesure des siècles, ceux-ci datent pour la plupart du XVIe siècle. Une partie du château actuel a été transformée au XIXe siècle.
Dans le châtelet de l’ancien château on peut voir à l’intérieur à gauche, un petit poste de garde avec sa cheminée très simple et au milieu du sol le trou par lequel on introduisait les prisonniers dans la prison qui se trouve au-dessous. Ce dispositif présente une grande analogie avec la prison Mamertine de Rome.
Les jardins classés « monument historique » comme l’ensemble des bâtiments s’ordonnent autour des constructions et le long d’une dirivation de la rivière La Foussarde aménagée en canaux. L’aménagement du jardin des buttes et de la futaie date du XVIIe siècle.

Visites dimanches et jours fériés de Pâques au 15 septembre.

 

L'église

L’église Notre-Dame, qui remonte au XIe et XIIe siècles, a conservé de son origine romane une petite fenêtre en plein cintre sur la paroi nord de l’édifice ainsi que des contreforts de faible épaisseur encore visibles au chevet de l’édifice.
Percée d’un portail de style Renaissance, réalisé à la fin du XVe siècle, la façade occidentale est décorée d’un arc en anse de panier que couronne un gable en accolade orné de fleurons et surmonté d’une rosace flamboyante.
Une tourelle qui jouxte la nef dans sa partie nord, permet d’accéder au clocher percé d’abat sons et coiffé d’une flèche élancée.
Au XVIe siècle, en raison de l’accroissement de la paroisse, le Conseil de fabrique décida d’augmenter la capacité du sanctuaire par l’édification d’un collatéral sud formant un alignement de quatre travées avec pignons ornés de rampants à crochets et chimères.
Le portail sud, ouvrant dans la seconde travée, est une splendide réalisation Renaissance. Il est composé de deux arcades reposant sur trois caryatides couronnées de chapiteaux composites. Le linteau est orné d’une magnifique frise sur laquelle sont sculptés des rinceaux enserrant des oiseaux. Au centre, deux anges présentent un blason bûché sur lequel devait figurer les armoiries de Louis Girard et Madeleine de la Vove, seigneurs de Frazé, qui furent les commanditaires de cette œuvre.
Un angelot, sculpté sur la droite de la frise, porte un phylactère sur lequel est gravé la date de 1550, période probable de la réalisation du portail. L’entablement qui couronne le portail est sculpté de modillons et de caissons ornés de motifs floraux et de têtes. Au-dessus, une rosace éclaire la partie sud de l’édifice.
Sur le plan de la deuxième travée, on distingue encore les vestiges d’un cadran solaire qui a conservé sa tige.
Deux litres funéraires, qui ceinturaient autrefois l’ensemble des parois de l’édifice, sont encore visibles. Le bas-côté sud est prolongé dans sa partir est par une sacristie élevée au XIXe siècle. Un corridor, construit en 1844, permettait de relier la sacristie à l’ancien presbytère.
Au XIXe siècle, d’importants travaux de restauration et d’embellissement de l’église furent réalisés parmi lesquels la création de cinq croisées inspirées de la fin du gothique, deux dans le chœur et trois dans la nef, le plafonnement du sanctuaire en plâtre avec colonnes et arceaux, la décoration de la chapelle de la Vierge, enfin la mise en place du mobilier intérieur, parfaite illustration du style néogothique.

La promenade du lavoir